mardi 5 septembre 2017

140 000 smartphones et tablettes piratés dans le but de lancer des attaques informatiques d'envergure...

La NHK a appris que 140 000 smartphones et tablettes dans le monde entier ont été piratés pour lancer des cyberattaques de grande envergure contre des compagnies. Akamai Technologies basé aux États-Unis indique que des smartphones et tablettes fonctionnant sous le système d’exploitation Android dans plus de 100 pays ont été piratés pour mener à bien ces attaques. Akamai explique que les portables étaient contrôlés à distance et visaient des entreprises et des institutions sans que leurs propriétaires en aient conscience. Selon Akamai, les premières attaques ont eu lieu début août avant de se généraliser à la mi-août. Elles ont interrompu les transactions en ligne dans plus de 50 firmes aux États-Unis, en Europe et en Asie. Les cyberpirates ont propagé des applications pour smartphones infectées, par le biais du site officiel de Google, des applications le plus souvent gratuites. Environ 300 applications de ce type, telles que des lecteurs de vidéos, ont été touchées à ce jour. Google a supprimé les applications frauduleuses, qui seraient apparemment impossibles à différencier des applications normales. Selon un responsable d’Akamai, Kazuhiro Nakanishi, ces attaques constituent une façon d’utiliser frauduleusement les smartphones, qui sont constamment reliés à internet. M. Nakanishi ajoute que si le volume des communications sur un seul portable est faible, leur contrôle à l’échelle planétaire peut aboutir à des cyberattaques à grande échelle.
(Radio Japon international, le 05-09-2017)

mardi 22 août 2017

Soupçons de brouillage des GPS de l'US Navy

Après la collision, lundi 21 août 2017 au matin, entre un destroyer américain et un navire marchand, l'US Navy a ordonné une pause opérationnelle à toute sa flotte dans le monde entier.

Il faut dire que, depuis le début de l'année, les incidents liés à la navigation se multiplient au sein de la VIIe flotte. Ainsi, le 31 janvier, le croiseur lance-missiles USS Antietam a heurté un récif dans la baie de Tokyo endommageant son système de propulsion et occasionnant une fuite d'hydrocarbures. Le 9 mai, un autre croiseur, le USS Lake Champlain, a heurté un bateau de pêche sud-coréen au large de la péninsule. Le 17 juin c'est le destroyer USS Fitzgerald qui heurtait un porte-conteneurs au sud du Japon.

Notons tout d'abord que tous ces incidents se sont produits dans une région de l'Asie où la tension est vive, que ce soit avec la Corée du Nord qui menace rien de moins que d'atomiser les États-Unis ou encore son voisin chinois, qui bien que moins virulent, n'apprécie guère les patrouilles US en mer de Chine méridionale.

Si pour le moment et selon la formule consacrée aucune piste n'est écartée, il paraît évident que la marine américaine rencontre de gros problèmes liés à la navigation. Une série d'erreurs humaines semble assez peu vraisemblable compte tenu du professionnalisme reconnu des marins américains. Une cyberattaque a même été un temps évoquée, mais rapidement écartée.

Il reste une possibilité, celle qui consiste à corrompre les données GPS. Dans ce domaine, la Corée du Nord s'est souvent illustrée comme l'indiquaient plusieurs radios internationales en avril 2016 (1). À l'époque, les transports aériens et maritimes de Corée du Sud avaient été notablement perturbés et Séoul avait signalé ces brouillages à l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) ainsi qu'à l'Union internationale des télécommunications (UIT).

Si P'yongyang se trouvait effectivement derrière ces incidents, dont deux ont causé la mort de militaires américains, la situation dans la péninsule coréenne pourrait rapidement dégénérer. En effet, ces actions pourraient être, à juste titre, considérées par Washington comme des actes de guerre...


(1)Brouillage GPS par la Corée du Nord

vendredi 14 avril 2017

De nouvelles transmissions de messages chiffrés destinés à des agents nord-coréens...

Ce vendredi matin 14 avril 2017 à 1h15 heure de Séoul, Radio P'yongyang a diffusé une nouvelle série de messages codés. Cette transmission serait destinée aux agents nord-coréens infiltrés au Sud.

C'est l'agence de presse Yonhap qui l'annonce dans une dépêche en anglais à lire ci-dessous.

SEOUL, April 14 (Yonhap) -- North Korea on Friday sent a radio broadcast of a new combination of mysterious random numbers believed to be coded orders to its spies operating in South Korea, one day ahead of late state founder Kim Il-sung's 105th birthday, one of its key anniversaries.

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mardi 7 mars 2017

Au Kenya, un projet de surveillance des communications des téléphones mobiles bloqué par un juge...

Un juge kényan a bloqué un projet du gouvernement de surveillance des communications sur les réseaux téléphoniques mobiles. Selon les médias locaux, l'autorité kényane des communications a écrit en février aux trois principales compagnies de téléphonie mobile du pays pour demander l'accès à leur système informatique afin d'y installer un dispositif de surveillance des communications. Ayant eu vent de l'initiative le militant des droits de l'homme Omkia Omtatah a saisi la justice estimant que ce projet constitue une violation de la vie privée des Kényans. Un juge de Nairobi a bloqué le projet en attendant d'examiner l'affaire au mois de mai. Christopher Kemey, un responsable de l'autorité kényane des communications, a fait savoir que son organe projette d'installer un système visant uniquement à recueillir des données sur les équipements téléphoniques utilisés, ce qui permettra aux compagnies de vérifier en cas de besoin l'authenticité des appareils utilisés sur leurs réseaux, a-t-il assuré. « Il n'en est rien » soutien Henry Maina, directeur pour l'Afrique de l'Est de l'ONG de promotion de la liberté d'expression Article 19. « C'est un système susceptible d'abus » affirme-t-il. Lundi la coalition de l'opposition kényane s'est jointe à la plainte contre le projet de surveillance des réseaux téléphoniques mobiles.
(La voix de l'Amérique, le 07-03-2017)

vendredi 16 décembre 2016

De nouveaux messages cryptés destinés à des agents nord-coréens diffusés par Radio P'yongyang...

La Corée du Nord a de nouveau diffusé des chiffres cryptés par le biais de Radio P'yongyang, et ce après quatre jours d’interruption. Il s’agirait de directives destinées à ses espions œuvrant en Corée du Sud. C’était tôt ce matin à 1h15. Le présentateur a par ailleurs précisé que c’était pour les membres de l’équipe d’exploration 27. Le pays communiste aurait retransmis de telles émissions à 18 reprises depuis le 24 juin dernier. De son côté, le ministère sud-coréen de la Réunification a appelé le régime de Kim Jong-un à immédiatement mettre un terme à ces activités suspectes. Selon son porte-parole, de telles opérations auraient plusieurs objectifs, à savoir, semer la confusion au Sud, communiquer avec les Sud-Coréens favorables au royaume ermite ou bien entraîner les agents secrets nord-coréens.
(Radio Corée internationale, le 16-12-2016)

vendredi 9 décembre 2016

Les passagers de plusieurs compagnies aériennes mis sur écoutes par la NSA...

Plusieurs compagnies aériennes, dont Air France, ont été placées sur écoutes par les services de sécurité américains et britanniques. C'est ce que révèle mercredi Le Monde à partir des archives du lanceur d'alertes Edward Snowden. Les communications des passagers, y compris les données et les codes secrets, auraient pu être captées. Mercredi Le Monde avec The Intercept nous apprend que les services de sécurité américains, la NSA, et son homologue britannique, le GCHQ, ont espionné les passagers de différentes compagnies aériennes pendant leurs vols. Une lettre classée « Top Secret » circule dans une des principales direction de la NSA et commence d'ailleurs ainsi : « Savez-vous quel est le point commun entre le président pakistanais, un trafiquant de cigares ou d'armes, une cible du contre-terrorisme ou un membre de réseau de prolifération nucléaire ? » La réponse : « Ils utilisent tous leurs téléphones portables lorsqu'ils sont dans un avion ». 2010 voit l'émergence d'un nouveau type d'espionnage, l'interception des données de communications à bord des avions. La NSA souligne que le nombre de personnes qui téléphonent dans les avions augmentent. En 2008 ils sont 50 000, en 2009 ils sont le double. Les services de sécurité britanniques ont mis en place un système qui permet de collecter tout le trafic, voix et datas, métadonnées et contenus des connexions à bord des avions. La zone est limitée aux régions Europe, Moyen-Orient et Afrique couvertes par les satellites Inmarsat. Mais pas besoin de téléphoner pour être repéré. Si le téléphone est allumé il est localisé et l'interception est croisée avec le registre des listes de passagers et le numéro de l'avion. On peut alors mettre un nom sur le passager. Les services de sécurité peuvent même perturber à distance le téléphone pour que l'utilisateur le redémarre livrant ainsi ses codes d'accès. Ils seraient plusieurs centaines de milliers de passagers à intéresser la NSA. Aujourd'hui une centaine de compagnies permettent aux passagers de téléphoner en plein vol et certaines d'entre elles font l'objet d'écoutes : British Airways, Hong Kong Airways, Aeroflot, Turkish Airlines, ou encore Lufthansa. Ce n'est pas le cas pour la compagnie française qui dément donc ces accusations. Elle a bien testé les communications vocales sur moyens courriers en 2007, mais le résultat n'a pas été concluant et la WiFi ne sera opérationnelle qu'en 2017.
(Radio Sputnik, le 08-12-2016)

Les intérêts britanniques en Afrique sous la haute surveillance du GCHQ...

Les dernières révélations des documents fournis par l'ancien agent de la NSA Edward Snowden indiquent que les services secrets britanniques surveillent de très près leurs intérêts sur le continent africain. Ces services secrets ont en effet espionné vingt pays africains entre 2009 et 2010. Chefs d’États, ministres, opposants, diplomates ou encore hommes d'affaires, la liste est longue. Selon le journal Le Monde et le site d'informations The Intercept le GCHQ, l'antenne des services secrets britanniques, a intercepté leurs conversations. C'est le cas du président angolais José Eduardo dos Santos dont les informations ont été partagées avec les États-Unis, du chef de l’État congolais Joseph Kabila et de son entourage, notamment son conseiller spécial Augustin Katumba Mwanke très impliqué dans les contrats miniers. Le GCHQ intercepte aussi les conversations téléphoniques du président togolais Faure Gnassingbé ou encore du chef d’État de la Sierra Leone Ernest Bai Koroma. Les services de renseignement et les groupes rebelles sont aussi surveillés de très près. Le GCHQ s'intéresse aux services de renseignement libyens, mais aussi aux groupes rebelles au Soudan et au Tchad. Autres cibles, l'armée nigériane, mais aussi les membres du Mouvement d'émancipation du delta du Niger. Une surveillance renforcée après que ce groupe armé a pris en otage un Britannique. Un groupe réputé pour ses attaques contre les plateformes pétrolières, le MEND menaçait les intérêts de la Grande-Bretagne. Les opérateurs téléphoniques ne sont pas épargnés. C'est le cas par exemple du Sud-Africain MTN, mais aussi de France Telecom et d'Orange.
(Médi-1, le 08-12-2016)
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